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Quand il pleut sur Paris, il grêle sur Abidjan. Cette expression modifiée de l’originale « quand il pleut sur Paris, Abidjan est mouillée » exprime l’engouement excessif des ivoiriens pour ces élections françaises de l’année 2017.

Quand il pleut sur paris, il grêle sur Abidjan, cultik pour mondoblog

Un intérêt démesuré

Je ne découvre que sur le tard cet intérêt que je qualifie de démesuré pour ces élections. En effet, je tombe un soir (celui deuxième débat), en consultant mon fil d’actualité Facebook, sur les points de vue de mes amis en ligne qui s’alignent successivement faisant ressembler mon mur en une sorte de RSS d’un grand journal.

Entre les avis vindicatifs sur la candidate du front socialiste, les commentaires approbateurs sur les répliques cinglantes du nouveau président français ou encore des citations sur fond coloré (merci Facebook) des plus belles répliques de ce débat, je ne sais où donner la tête et surtout je me pose une question : ces intervenants sont-ils Français ?

Je comprends que l’on s’intéresse à la politique française, je comprends qu’en tant qu’ancienne colonie encore accrochée au giron « protecteur » de la nation colonisatrice l’on veuille se tenir au fait de ces décisions qui tout compte fait nous concernent quelque peu. Mais, quand on en arrive à analyser les relations de couples du nouveau président, la dentition de la candidate du parti socialiste, à se gausser de l’échec de l’un et faire l’apologie de l’autre, à ne retenir que la surface sans analyser le fond, à mon avis, on frise le falot.

Motus et bouche cousue

On s’exprime sur des événements qui ne changeront rien à nos vies. Parce que, qu’elle ait perdu ou qu’il soit président, cela n’empêchera pas les grèves à répétition, les revendications permanentes, le niveau en chute libre des élèves, les sommes pharaoniques dépensées pour la « lutte contre le chômage », l’insécurité qui ne cesse de s’accroître, les factures qui nous étouffent, le coût instable du carburant…

Nous fermons les yeux sur ces problèmes qui minent notre société et nous nous permettons d’être juges de la politique d’autrui.

Si au moins nous jugions bien. Mais non, plus c’est inutile (pour nous), plus cela est sujet à polémique.

Alors, en espérant que cette grêle cesse bientôt,

je vous salue.

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